Close to me

closetomeaffiche120x176-BAT2

EXPOSITION CLOSE TO ME

Du 26 mars au 31 mai 2015
Vernissage, mercredi 25 mars – 18h

Pour la saison 2014 / 2015, le Pôle Art.Santé a invité le commissaire d’exposition Guillaume Lasserre à proposer une exposition. Intitulée Close to me, celle-ci prend corps dans l’ensemble du Centre Médical et Pédagogique de Rennes – Beaulieu.

Pour préparer l’exposition avec les patients et le personnel, Guillaume Lasserre a invité le duo d’artistes Laetitia Delafontaine et Grégory Niel / DN en résidence ainsi que la photographe Juliette Agnel pour faire une intervention.

Les artistes: Juliette Agnel, Laetitia Delafontaine et Grégory Niel / DN, Anni Leppälä, Laura Henno, Ellen Kooi, Isabelle Lévénez, Laurent Pernot, Malick Sidibé, Dorothée Smith, Trine Sondergaard, Claire Tabouret.

La proximité du corps, l’au-delà de soi 
(Par Guillaume Lasserre extrait du catalogue d’exposition)

Le Centre Médical et Pédagogique de Rennes – Beaulieu accueille chaque jour des personnes en situation de handicap provisoire ou définitif. Ces accidentés de la vie, souvent fragiles, parfois en rupture (avec leur famille, avec la société), sont des survivants, des rescapés, dont la blessure s’inscrit dans leur chair mettant en avant ce corps blessé mais terriblement vivant. Qu’en est-il de ce corps, est-ce possible d’opérer une réparation de cet intime qui reflète et indique une intériorité secrète et profonde? En mettant en avant le corps, beau, banal, maltraité, le corps en mutation, en transformation, l’exposition propose de parler de soi, d’en faire une aura publique où le « je » devient universel et l’ordinaire tend au sublime. 

A travers le corpus d’œuvres exposées, la mise en scène des corps illustre un paradoxe puisqu’il s’agit d’une mise en scène de ce qui est habituellement caché, le plus intérieur, le plus secret de nous-même, notre intimité. La mise en scène de l’ordinaire, l’exhibition de la vie quotidienne d’une société à la marge parfois sans illusion, souvent lumineuse, car après tout, dans nos sociétés où l’intime et le privé sont de plus en plus médiatisés et souvent confondus, où chacun peut écrire ou filmer sa vie et d’un simple clic, l’exhiber sur internet, la livrer au public, le corps a droit à ses secrets. 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *